Peut-on se fier aux labels cosmétiques bio ?

Peut-on se fier aux labels cosmétiques bio ?

Sur les 6000 substances répertoriées et utilisables dans l’inventaire INCI, moins de 700 sont autorisées par les différents cahiers des charges des label bio. 90% des ingrédients exclus, cela paraît énorme et pourtant est-ce suffisant ? Peut-on se fier aux labels cosmétiques bio ? Découvrons les différents labels bio, leurs listes positives, leurs listes négatives … leurs limites.

Les différents labels cosmétiques bio

La différence entre un cosmétique naturel, bio et un produit conventionnel, vient de l’origine et de la qualité de ses ingrédients et de son processus de fabrication.

Sur le marché des cosmétiques bio, plusieurs labels ont établi des règles strictes garantissant aux consommateurs la qualité et la bonne tenue des produits cosmétiques :

Labels bio
Mentions

Nature et Progrès : le label le plus exigeant

Une association de consommateurs et de professionnels unis dans un même mouvement

Les contrôles sont effectués soit par des membres de l’association, soit par des sociétés mandatées.

  • Les colorants, parfums, antioxydants, émollients, huiles et graisses, silicones, paraffine et autres ingrédients d’origine pétrochimique sont interdits.
  • Les conservateurs agréés dans les produits cosmétiques, une liste positive, simple, claire et nette : les parabènes, séquestrants , phosphates oxydes toxiques, la vitamine E et C de synthèse et les huiles essentielles de synthèse sont interdites.

Ainsi :

  • 100 % des ingrédients des produits sont biologiques
  • Les conservateurs sont d’origine naturelle
  • Il n’y a pas d’ingrédients chimiques de synthèse
  • Il n’y a pas d’OGM dans les produits
  • 70 % des produits de la marque sont certifiés Nature et Progrès.

En savoir plus sur le label Nature & Progrès.

BDIH : Un label allemand

Cette association fédérale des entreprises commerciales et industrielles allemandes (Bundesverband der Industrie und Handelsunternehmen), créée en 1951, octroit un label très restrictif aux cosmétiques garantissant une importante sécurité aux consommateurs.

Les produits sont contrôlés au niveau de leurs composants par des instituts de contrôle indépendants.

La charte est moins drastique que celle de Nature et Progrès, cependant les choix sont clairs.

Présents sur les produits des marques Dr Hauschka, Lavera, Logona, Weleda

En savoir plus sur le label BDIH.

Cosmébio, association regroupant l’ensemble des acteurs de la filière

Cette association européenne regroupe 400 adhérents ou bien plus (évolution continue) parmi des :

  • Fournisseurs de matières premières et d’ingrédients
  • Fabricants à façon
  • Laboratoires cosmétiques
  • Distributeurs

Cette association a mis en place le référentiel concernant les cosmétiques déposé au Ministère Français de l’Industrie et du Commerce depuis 2002. Ce référentiel est controlé par la société Ecocert. 

Si une entreprise est adhérente à l’association Cosmébio, un produit de l’entreprise peut porter l’un des 2 logos de Cosmébio (cosmébio ou cosmébio éco) selon le % de produits issus de l’agriculture biologique parmi le total des ingrédients du produit fini, et après certification par Ecocert.

En savoir plus sur le label Cosmebio

Ecocert : organisme de contrôle et de certification

Ecocert, organisme spécialisé dans l’agriculture biologique agréé par l’Etat Français est présent dans 85 pays.

En cosmétique, son référentiel a été déposé en 2002 après un travail collaboratif avec une dizaine de laboratoires Français (naissance de l’association Cosmébio). Le niveau d’exigence de la certification cosmétique écocert permet une réelle garantie du respect de l’environnement et ce, tout au long de la chaîne de production.

Les principes fondamentaux du référentiel Ecocert

L’utilisation d’ingrédients issus de ressources renouvelables et transformés par des procédés respectueux de l’environnement.

NaTrue, label international à but non lucratif

Outre l’origine naturelle et biologique des ingrédients, il garantit notamment :

  • l’absence de parfums et colorants de synthèse
  • l’absence de produits issus de la pétrochimie
  • l’absence de silicone et ses dérivés

Cosmos, nouveau référentiel européen

Cosmos (COSMetic Organic Standard) est un nouveau référentiel développé par 4 organismes de certifications et 2 associations dans le but de définir les exigences maximales communes et d’harmoniser les règles de certifications : BDIH (Allemagne), BioForum (Belgique) Cosmebio & Ecocert (France), ICEA (Italie) et Soil Association (RU)

COSMOS s’inspire des critères du référentiel Ecocert.

Des mentions qui ne sont pas des labels

Vegan

Ce label assure que le produit ne contient aucun ingrédient d’origine animale et que le produit n’a pas été testé sur les animaux.

Slow Cosmétique

Cette mention est donnée par l’association slow-cosmetique.org dont le président est Julien Kaibeck, cosméticien aromathérapeute belge connu pour son blog lessentieldejulien.com, sa chaîne Youtube et ses livres.

Pour en savoir plus la mention Slow Cosmétique.

Nouvelle Cosmétique

Initiée par  l’ADNS, Association Des Nouveaux Savonniers, la Nouvelle Cosmétique s’adresse aux professionnels de la cosmétique, aux petites structures à taille humaine, aux adeptes de la cosmétique « home made ».

Pour en savoir plus la mention Nouvelle Cosmétique.

Les limites des labels bio

Les labels bio sont certes un gage de qualité mais possèdent également leurs limites qu’il est bon de connaître :

Et vous, à quelle mention ou quel label faites-vous confiance ?

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1 Commentaire

labels cosmetiques BIO – La nature de Lilie 22 septembre 2017 - 14 h 56 min

[…] ou http://sauvonsnotrepeau.fr/peut-on-se-fier-aux-labels-cosmetiques-bio/ […]

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